29.01.2008
Les mots
Approchez, approchez Mesdames et Messieurs
Car aujourd'hui grande vente aux enchères
Dans quelques instants mes deux jeunes apprentis saltimbanques
Vont vous présentationner des ... mots
Un mot pour tous, tous pour un mot
Un mot pour tous, tous pour un mot
Des gros mots pour les grossistes
Des maux de tête pour les charlatans
Des jeux de mots pour les artistes
Des mots d'amour pour les amants
Des mots à mots pour les copieurs
Des mots pour mots pour les cafteurs
Des mots savants pour les emmerdeurs
Des mobylettes pour les voleurs
{Refrain}
Aujourd'hui grande vente aux enchères
On achète des mots d'occasion
Des mots à la page et pas chers
Et puis des mots de collection
Un mot pour tous, tous pour un mot
Un mot pour tous, tous pour un mot
Des morues pour les poissonniers
Et des mochetés pour les pas bien beaux
Des mots perdus pour les paumés
Des mots en l'air pour les oiseaux
Des mots de passe pour les méfiants
Et des mots clés pour les prisonniers
Des mots pour rire pour les enfants
Des mots tabous pour l'taboulé
{Refrain}
Des mots croisés pour les retraités
Et des petits mots pour les béguins
Des mots d'ordre pour les ordonnés
Des mots fléchés pour les Indiens
Des momies pour les pyramides
Des demi-mots pour les demi-portions
Des mots courants pour les rapides
Et le mot de la fin pour la chanson
La Rue Ketanou
13:40 Publié dans Miouzik | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.01.2008
allitération
J'ai tenté d'ôter de ma tête entêtée l'idée de tenter l'intentable. Très tentée mais trop têtue, ma tête a tue cette idée et l'a très tôt tenté...
Adnil
09:55 Publié dans Prose Poétique et Poésie Prosique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
allitération
Tu t'avances, attention au ton que tu t'oses à user. L'insensée n'est pas sotte même si c'est à penser. T'es pas censé l'encenser. Tente juste de la tenter sans intention d'attentat. Si tu veux la tester, teste-la veux-tu...
Adnil
09:50 Publié dans Prose Poétique et Poésie Prosique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
PoLyPhOnIe Du FaIt DiVeRs
Pierre et moi on va souvent boire des bières le vendredi soir après le boulot. C'est notre petit moment privilégié. Sa femme, Amélie, me connait et sait très bien qu'elle n'a rien à craindre de moi. Pierre et moi c'est une histoire d'amitié qui dure depuis toujours, on sait tout l'un de l'autre. Ce soir-là il me racontait qu'avec Amélie ça allait pas trop, qu'il avait l'impression qu'elle le trompait, ou que ça allait pas tarder, qu'en tous cas, il y avait un truc pas clair. On a passé la soirée à chercher ce qui pouvait poser problème et comment il pouvait arranger les choses. Pendant ce temps-là, la bière coulait, coulait, coulait... Il était déjà une heure du mat' quand j'ai regardé l'heure. D'habitude on rentre vers cette heure là. Mais quand on s'est quittés, il était quatre heure. Entre deux et quatre heure, il a pas arrêté de regarder son portable, à attendre qu'elle l'appelle. Elle a pas appelé. J'ai trouvé ça bizarre aussi. Elle savait qu'on était ensemble, d'accord, mais quand même, elle aurait pu s'inquiéter... On est sortis du bar en titubant. Ca faisait vraiment les gens qui viennent boire pour oublier leurs déboires... C'était le cas! Mais on n'avait pas la voiture alors on avait le droit. J'habite un peu avant chez lui, alors on marche toujours ensemble jusqu'à chez moi, puis il continue tout seul. Au moment de se séparer, je lui ai répété qu'il fallait qu'ils discutent. On s'est serré dans les bras, il m'a dit qu'il était content que je sois là pour lui. J'étais inquiète. J'avais trop bu. Lui aussi. Je l'avais jamais vu aussi triste... Je l'ai regardé partir et suis rentrée.
Quand y'est rentré à la maison, oh y devait être dans les trois heure et demi, quatre heure, j'sais pas trop, y'a eu une belle surprise. J'm'étais fait toute belle pour fêter nos 15ans de mariage. Quand même c'est important. J'avais préparé le champagne, et pis surtout, j'avais mis une belle tenue bien sexy comme y'aime. J'ai entendu la porte alors j'l'ai appelé. Moi j'étais dans la chambre. J'l'attendais. Quand y m'a rejoint y'avait l'air tout content. On a bu du champagne pis y m'a sauté dessus. On était là dans le lit, entrain de commencer que'que chose, pis la lumière du dehors s'est allumée. On s'est dit qu'c'était p't'être un voisin qui promenait son chien dans l'petit parc qui donne derrière la chambre et que ça avait déclenché la lumière. Bref, on a repris la chose là où on l'avait laissée. D'un coup la fenêtre d'la chambre s'est ouverte. J'ai tourné la tête, et là, qui est-ce que je vois, Pierre, le voisin. V'là qu'y saute sur le lit, un gros bâton dans sa main, pis frappe mon Eric. Y frappait, frappait, frappait... On aurait tout dit qu'y'était possédé. Moi j'criais, j'aurais voulu faire que'que chose mais je savais pas quoi. J'criais, j'voulais qu'y s'arrête! Qu'est-ce qu'Eric avait bien pu lui faire? On n'a jamais rien eu avec eux. La p'tite Amélie elle est gentille comme tout, on les entend jamais s'engueuler, on boit un pot ensembe à l'occasion. Et Pierre qu'est entrain de tabasser mon Eric. Et Eric qui peut rien faire, couché par terre, entrain de se faire tabasser. J'ai attrapé la bouteille qu'était sur le chevet et de toutes mes forces, j'ai frappé ce salaud sur la tête.
Une migraine insupportable me martelait le crane. Je savais que Pierre n'allait pas rentrer tout de suite, alors j'ai pris des cachets pour dormir. Je n'en prend qu'occasionnellement, très rarement à vrai dire, mais ce soir là j'en avais vraiment besoin. J'étais plus que contrariée. En réalité, je mentais à Pierre depuis trois semaines. J'avais fait un test de grossesse. Je ne savais absolument pas comment lui annoncer la nouvelle. Et je pense qu'il sentait que quelque chose n'allait pas. Nous n'étions plus aussi proches... Je me suis endormie en me disant qu'il était avec sa meilleure amie et qu'elle aurait certainement de bons conseils à lui donner nous concernant. J'ai été réveillée en sursaut par des cris. Ca venait d'à côté, chez Eric et Sylvianne, le couple un peu hors-norme de la résidence. Avec Pierre, on les avait déjà entendu se disputer, on en avait même rit plusieurs fois, en se disant que peut-être nous finirions par y arriver, mais jamais encore je n'avais entendu ça. J'ai eu l'impression d'entendre des bruits de coups, des bruits sourds. Et elle, elle criait, criait, criait... Je me suis levée immédiatement et ai ouvert la fenêtre. Elle s'ouvre sur un jardin commun qui donne sur les chambres. J'ai vu deux silhouettes en lutte. Je n'ai pas cherché à en voir davantage, je me suis précipitée sur le téléphone et ai appelé la police, signalant une dispute conjuguale violente. Je leur ai donné l'adresse, ils m'ont dit qu'ils arrivaient.
Quand on est arrivés sur les lieux avec mes gars, on a trouvé deux hommes au sol. L'un était plus amoché que l'autre. Celui qui était tout nu. L'autre, on aurait dit qu'il dormait. La dame qui vit là était carrément hystérique. Elle criait sans cesse qu'il l'avait tué. Mais il était pas mort son mari. Il était bien arrangé, c'est sûr que l'autre n'y était pas allé de main morte, mais il était toujours vivant. J'ai tout de suite fait appeler l'ambulance parce que c'était vraiment pas beau. La p'tite voisine, une jolie p'tite dame est arrivée ensuite, elle voulait voir sa voisine, savoir comment elle allait. Bien que j'lui dit, elle est juste choquée d'avoir vu son mari se faire laminer... J'lui ai alors expliqué ce qui s'était passé, qu'un homme était entré chez eux et qu'il s'était mis à cogner. Quand les ambulanciers sont sortis avec les deux civières, elle a crié « Pierre!!!? ». Pis elle s'est mis à pleurer sans s'arreter. Sur son visage les larmes coulaient, coulaient, coulaient... J'avoue que sur le coup j'ai pas très bien compris. Finalement après avoir interrogé les proches du fameux Pierre, on en a déduit qu'il s'était pris une murge pis qu'il est venu mettre une raclée a cet homme en pensant que c'était l'amant de sa femme. Il s'est trompé de maison ce fou furieux! A l'heure qu'il est on attend qu'il se réveille pour l'interroger et avoir sa version des faits...
09:15 Publié dans Prose Poétique et Poésie Prosique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note