17.04.2008
J'aimerai...
Ecrire n'est pas un art donné à tout le monde! Moi, et tant d'autres, en sont la preuve. Ceux qui jettent des mots sur le papier, sans réfléchir, sans y penser, sans se relire, sans apprécier. Je suis de ceux qui pensent écrire mais qui ne racontent rien. J'irai même plus loin, je suis de ceux qui ne savent même pas écrire pour ne rien raconter... Il y a des gens qui disent du rien. Finalement ce n'est peut-être pas un défaut. Au moins ils parlent. Moi quand je n'ai rien à dire, je me tais, ou alors je dis des choses insensées. Il faudrait pouvoir donner du sens à ses paroles, même si le sens c'est le rien. J'en suis incapable. J'écris mal quand j'écris alors je n'écris pas. C'est dommage parce que j'aime ça. Du moins j'aimerai...
Adnil
19:51 Publié dans Prose Poétique et Poésie Prosique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.04.2008
N'import'nawak
Attends...
Tu sais si c'est vrai que tu fais des conneries
C'est pas toi qui as construit des bureaux vides à Paris
T'as pas balancé des chars sur la place Tien An Men
T'as pas balancé d'arabes en 61 dans la Seine
T'as pas truffé tes frontières de mines antipersonnelles
T'as pas acheté d'actions, surtout les actions du tunnel
Sous la Manche
Tu baises pas à la Maison Blanche
T'emmènes pas des collégiens faire du ski dans une avalanche
T'as pas pris en viager la maison de Jeanne Calmant
T'as pas manifesté contre l'avortement
T'as jamais affirmé que c'était un détail
T'as pas fait sauté 5 étages au FBI
Tu commentes pas le football sur TF1
T'as pas loupé ton virage à 260 en Formule 1
T'as pas inventé le course du Paris-Dakar
T'écris pas des blagues pourries pour Carambar
T'as pas shooté les flics sur la place de la Nation
C'est pas toi qui as décidé la dissolution
T'as jamais transfusé le Sida à des hémophiles
C'est pas toi qui as dessiné les plans de Tchernobyl
T'as pas décimé les aztèques, les mayas, les protestants,
Les juifs, les albanais, les tutsis, les hutus, les croates,
Les kurdes, les tziganes, les tibétains ni les apaches
Tu rentres pas dans les églises à coup de haches
Alors tu vois...
C'est cool !
Les Wriggles
10:52 Publié dans Miouzik | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.02.2008
OOooops
La soirée a bien commencé...Il faut dire qu'il l'avait bien préparée. Ils sont une petite quinzaine autour d'une grande table, débordante de plats et de bouteilles... Ils ne sont pas encore tous ivres, mais ça ne devrait plus tarder. Ils sont déjà tous bien agités, les voix portent davantage, les gestes sont plus amples et plus maladroits, les yeux sont rougis par le vin qui coule dans les veines... Si l'ambiance n'avait pas été aussi festive, on aurait pu dire la cène. Mais aucune trahison ne sera annoncée ce soir. En tout cas, ce n'est pas pour ça que la soirée a été organisée... C'est juste un moment pour se retrouver entre amis, manger et boire, peut-etre un peu trop, et refaire le monde... Refaire le monde, c'est leur activité préférée quand il sont dans cet état second. L'ivresse leur ouvre les yeux, leur libère l'esprit, ouvre les portes d'un monde autre, où rien n'est sûr, où tout est flou. Flou, c'est comme ça qu'ils voient à présent. Est-ce leurs yeux qui leur font défaut, ou leur tête?... Flou, c'est comme ça qu'ils entendent aussi... Est-ce leurs oreilles qui leur font défaut, ou leur tête?... Les voix des uns se mêlent à celles des autres dans un brouhaha infernal qu'ils ressentent décuplé. On ne peut pas écouter son voisin, il faut le regarder pour l'entendre. Le regarder, mais sans le voir... Lui, au centre de la tablée, l'hôte de ce soir, soupire dans un sourire béat. Le coude gauche sur la table, la tête posée lourdement, retenue par la main, il ferme doucement les yeux. Il lutte déjà depuis quelques instants pour les garder ouverts, mais ses paupières pèsent une tonne. Il n'a plus le choix, ses yeux doivent se fermer... Sa poitrine se gonfle. Il cherche de l'air mais n'en trouve pas. Il fait chaud. Trop chaud. S'il reste là, il va s'effondrer. Il le sait. Il a besoin de sortir, de s'aérer. S'aérer le corps seulement, car son esprit n'est plus réceptif à rien. Il croit entendre son nom. Mais est-ce bien à lui qu'on s'adresse? Ce nom est-il bien le sien? Il ne sait pas. Il ne sait plus. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il a besoin de sortir. Il essaie de se lever en s'appuyant sur la table. La pièce tourne autour de lui. Avant d'envisager quelque déplacement, il doit savoir où aller. Il parvient à se stabiliser plus ou moins et entreprend la longue route qui mène à la salle de bain. Il connaît le chemin, heureusement, car il est semé d'embûches. Entre le couloir qui n'a pas de lumière, les escaliers raides et sans rampe, et la poignée de porte qu'il faut manier avec dextérité, il parvient à son but. Il s'arrête enfin face au miroir, au dessus du lavabo. Après s'être passé de l'eau froide sur le visage, il se fixe, les deux mains accrochées sur les rebords en porcelaine blanche du lavabo où l'eau s'écoule encore. Il se regarde, droit dans les yeux. Lui et son reflet sont deux étrangers. D'ailleurs ils ne se ressemblent pas. Il ne se reconnaît pas dans ce miroir, du moins pas ce soir. Il tente de faire le point sur le visage de cet homme qui lui fait face. Tandis que le visage gagne en netteté, ce qu'il y a autour se dissipe en des vagues colorées. Un bleu pâle, celui des murs de la pièce, se fond avec les quelques décorations qui ornent les murs pour donner un flou artistique en totale adéquation avec l'état dans lequel il se trouve. C'est d'ailleurs parce qu'il est dans cet état qu'il perçoit ce lieu, qui lui est pourtant si familier, d'une toute nouvelle manière. Il est Van Gogh face à lui-même. Cet homme, en face, c'est son autoportrait, ivre. S'il avait voulu se peindre, il n'aurait pu faire autre chose qu'une toile impressionniste. La vue déréglée et les mains tremblantes, le trait aurait été imprécis, mais chargé d'émotion, de ce sentiment dubitatif qui l'envahit. Il s'enfonce dans ce flou et semble encore plus chamboulé, par ce qu'il vient de voir, qu'au moment où il est entré dans la pièce. On frappe à la porte, il sursaute et se retourne. Deux de ses amis entrent, le sourire jusqu'aux oreilles. Il leur adresse un semblant de sourire loin d'être convaincant et se retourne face au miroir. Il est là, les yeux rouges, le teint blafard, les cheveux en bataille, il se reconnaît. Celui qui était là, quelques instant plus tôt, n'est plus. Il se passe à nouveau de l'eau sur le visage et se redresse : "J'suis pas bien..."
22:45 Publié dans Prose Poétique et Poésie Prosique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.02.2008
Wasting time...
Je ne perds pas mon temps quand je le prends...
20:00 Publié dans Prose Poétique et Poésie Prosique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.01.2008
Les mots
Approchez, approchez Mesdames et Messieurs
Car aujourd'hui grande vente aux enchères
Dans quelques instants mes deux jeunes apprentis saltimbanques
Vont vous présentationner des ... mots
Un mot pour tous, tous pour un mot
Un mot pour tous, tous pour un mot
Des gros mots pour les grossistes
Des maux de tête pour les charlatans
Des jeux de mots pour les artistes
Des mots d'amour pour les amants
Des mots à mots pour les copieurs
Des mots pour mots pour les cafteurs
Des mots savants pour les emmerdeurs
Des mobylettes pour les voleurs
{Refrain}
Aujourd'hui grande vente aux enchères
On achète des mots d'occasion
Des mots à la page et pas chers
Et puis des mots de collection
Un mot pour tous, tous pour un mot
Un mot pour tous, tous pour un mot
Des morues pour les poissonniers
Et des mochetés pour les pas bien beaux
Des mots perdus pour les paumés
Des mots en l'air pour les oiseaux
Des mots de passe pour les méfiants
Et des mots clés pour les prisonniers
Des mots pour rire pour les enfants
Des mots tabous pour l'taboulé
{Refrain}
Des mots croisés pour les retraités
Et des petits mots pour les béguins
Des mots d'ordre pour les ordonnés
Des mots fléchés pour les Indiens
Des momies pour les pyramides
Des demi-mots pour les demi-portions
Des mots courants pour les rapides
Et le mot de la fin pour la chanson
La Rue Ketanou
13:40 Publié dans Miouzik | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note